Le Tchad a enregistré un volume record de 8 tonnes d'exportations officielles d'or brut non monétaire au cours de l'année 2025, selon les données de l'Institut national de la statistique, des études démographiques et économiques (INSEED). Ces expéditions ont généré 32,32 milliards de FCFA, représentant 2,5 % de l'enveloppe globale des exportations nationales, estimée à 1 270,96 milliards FCFA.
Grâce à cette performance, le métal jaune surclasse l’antimoine brute et se hisse au troisième rang des principaux produits d’exportation tchadiens sur le marché international, juste derrière le pétrole et le bétail. En effet, l'antimoine brute, métal essentiel dans plusieurs secteurs industriels et technologiques, a enregistré un repli en 2025, s'établissant à 13,43 milliards FCFA pour 9,9 tonnes exportées (1,1% des exportations) après la signature d'un décret gouvernemental accordant l'exclusivité de son exportation à l'État.
Cette performance marque une rupture nette avec l'exercice 2024, pour lequel aucune donnée d'exportation d'or n'avait été intégrée dans le rapport officiel de l'INSEED, ce qui avait permis à l'antimoine de s'établir au deuxième rang avec 34,63 milliards de FCFA. Historiquement, les circuits formels tchadiens affichaient des volumes marginaux, en total décalage avec les réalités du commerce mondial.
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Alors que les statistiques nationales ne recensaient que 4 kilogrammes d'or exportés en 2021, 3,68 tonnes en 2022 et 2,66 tonnes en 2023, la base de données UN-Comtrade des Nations Unies révélait une tout autre réalité. Les Émirats arabes unis, principale destination de l'or tchadien, y déclaraient l'importation de 13,1 tonnes en 2021, 15,03 tonnes en 2022 et 17,7 tonnes en 2023, pour une valeur globale de 1,107 milliard de dollars. Un écart abyssal qui confirme qu'une part majeure de ces flux échappait jusqu'alors totalement au contrôle de l'État, confirmant qu'une part majeure des flux échappait au contrôle de l'État.
Malgré la progression de la filière aurifère et des produits agropastoraux, l'économie tchadienne demeure structurellement dépendante des hydrocarbures. Les huiles brutes de pétrole ont ainsi généré 1 080,57 milliards de FCFA, soit 85 % des exportations totales en 2025, et ce, en dépit d'une contraction du secteur pétrolier dont les ventes ont reculé par rapport aux 1 348,99 milliards de FCFA (90,3 %) enregistrés en 2024. Cette forte concentration se reflète dans le Top 10 des produits d'exportation, qui capte à lui seul 97,7 % des recettes globales du pays, maintenant l'économie nationale fortement exposée à la volatilité des cours mondiaux du brut.
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