En République centrafricaine, la Direction générale des douanes et des droits indirects a présenté le 05 avril, ses performances au premier trimestre 2025. Cette évaluation à mi-parcours fait apparaître des résultats en-dessus des prévisions. L’administration douanière a mobilisé 16,7 milliards de Fcfa au cours des trois premiers mois de l’année, ce qui représente un taux de réalisation de 101,21% par rapport à l’objectif trimestriel de 16,5 milliards de Fcfa. La loi de finances a fait une prévision de recettes de 72,510 milliards de Fcfa pour l'ensemble de l'année 2025, et ce niveau de recettes, bien qu’en dépassement, ne permettra pas d’atteindre l’objectif annuel s’il n’augmente pas significativement au cours des trois trimestres restants. Le directeur général des douanes, Frédéric Théodore Inamo, recommande d’ailleurs une montée en puissance dans la collecte, qui nécessitera « un engagement renforcé de chaque membre de l'équipe ». « Chaque douanier a un rôle clé dans notre dynamique collective. C'est en restant unis que nous pourrons relever les défis qui nous attendent », avise-t-il.
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Le patron des douanes pense en effet qu’avec les récentes évolutions, notamment la dématérialisation des procédures, les conditions sont réunies minimalement pour faire mieux. Surtout que, dans un contexte où les attentes sont fortement élevées, la Direction générale des douanes et droits indirects se positionne comme un acteur clé de la performance économique et sociale en République centrafricaine. La digitalisation, en 2024, des opérations douanières grâce à l’opérationnalisation du logiciel Sydonia, a apporté une plus-value non négligeable. Plus concrètement, elle a favorisé une augmentation de 10% à 25% des recettes douanières l’année dernière. Ces performances ont encouragé les autorités à accélérer leurs efforts de digitalisation de l’administration en lançant, le 22 mars dernier, le logiciel e-Tax pour les télédéclarations et les télépaiements des impôts, dans l’optique de réduire considérablement et même éliminer à moyen terme la circulation du cash. Objectif : limiter les détournements et protéger les recettes publiques en les optimisant.
Cette réforme s’inscrit sur le droit fil de la stratégie globale d’optimisation des recettes domestiques élaborée par le gouvernement centrafricain sous la pression du Fonds monétaire international (Fmi), qui en a fait l’une des conditions préalables aux 3e et 4e revues des accords au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) avec la République centrafricaine, en attente de conclusion depuis plusieurs mois. D’un point de vue global, la RCA continue de souffrir de tensions persistantes sur les finances publiques, lesquelles tensions « proviennent de la faiblesse structurelle des recettes intérieures, qui ont exposé le pays à la suspension des programmes d'appui budgétaire par les partenaires au développement en 2021 », soulignait le Fonds monétaire international (Fmi) dans son communiqué à l’issue de la dernière mission qu’elle a effectuée dans le pays, fin mars. Ces recettes avaient atteint seulement 140 milliards de Fcfa en 2024, sur un objectif annuel de 160 milliards de Fcfa.

